K.TIA voit le jour le 8 janvier 1972, à Fécamp, en Seine-Maritime. Dès son plus jeune âge, elle affirme un caractère plutôt déterminé et indépendant préférant s’entretenir avec ses hôtes imaginaires.
Très vite, elle comprend que pour leur donner vie, il lui faut les mettre en forme, c’est alors qu’elle emprunte à sa mère, jeune enseignante, ses craies de couleur. Les murs blancs de sa chambre se couvrent rapidement de personnages, châteaux et autres esquisses colorées.
Vite saturés, ils n’offrent plus d’espace vierge. Qu’à cela ne tienne ! Elle tente d’élargir son œuvre jusqu’au couloir, mais là, le veto parental s’oppose et dirige l’artiste en herbe vers un grand carnet de croquis acheté pour l’occasion. Et les feuilles se rempliront par centaines jusqu’à la fin de son adolescence.
« Suivre des études classiques, j’y ai pensé. Devenir vétérinaire ou interprète, c’est honorable mais si ennuyeux pour mon esprit épris de liberté ».
En 1990, elle entre à l’Institut Supérieur de Décoration où elle entreprend des études publicitaires. Un stage au journal régional ‘ Le Républicain Lorrain ’ et la rencontre avec Hector, célèbre dessinateur de bandes dessinées, lui offrira son pseudonyme. Mais pressée de découvrir la suite, elle boucle le cursus en deux ans pour étudier les arts graphiques. Trois ans plus tard et son diplôme en poche, elle part affronter le jury de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Mulhouse. Admise ! Mais l’étude du design textile ne la satisfaisant guère, elle se met à la recherche de nouveaux moyens d’expressions artistiques. La peinture sur meubles retiendra toute son attention après l’avoir découverte et étudiée à Paris dans l’atelier de Jean-Pierre Besenval. Le bonheur est total et les créations nombreuses dans le goût vénitien très prisé des amateurs d’art des 18ème et 19ème siècles ou encore de la marqueterie peinte. Dès lors, rien n’arrête l’artiste qui multiplie les expositions.
« Mon père voulait que je sois une grosse tête, je lui réponds que l’art est la voie ludique de la science. CQFD » !
Mais la vie est aussi faite de surprises…
« Un jour, Charles Belle, mon professeur de dessin à l’école des Beaux-Arts m’a écrit ceci sur un bout de papier : J’autorise Katia à dessiner comme elle le veut, où elle veut… et ceci jusqu’à la fin de ses jours à partir d’aujourd’hui 11H35 – Le 17.12.96.
Parole libératrice ou parole prophétique ? Peu importe, car aujourd’hui, j’en ai fini avec l’académisme de mes débuts. Le professeur qui désirait tant voir la libération picturale de son élève serait fier, car depuis quelques années, chevalet, toiles, pinceaux et tubes de peinture à l’huile dansent dans mon atelier où mes personnages prennent vie. Ce sont les Z’Amours. Tirés de l’imaginaire, exprimés dans un trait naïf, ils apportent avec eux toute la beauté d’un monde où se côtoient les cheveux bleus, les femmes enfants ou encore les couleurs chaudes et éclatantes qui symbolisent l’Amour. Un bouquet de fraîcheur dans un monde de bruts. Je vous souhaite la bienvenue dans mon univers » !